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Quimper. Centre hospitalier. Le personnel se prépare à des actions

Le Télégramme, 10 février 2017

Environ 90 employés du centre hospitalier ont participé, hier, à une assemblée générale. Une majorité envisage des actions, après les vacances, pour protester contre « la dégradation des conditions de travail et de prise en charge des patients ».

Un mouvement national est programmé le 7 mars, mais il est vraisemblable que des personnels du centre hospitalier débrayeront quelques jours plus tôt. Hier, à l'appel des syndicats Sud et CGT, environ 90 d'entre eux ont participé à une assemblée générale sous la verrière de l'hôpital. D'aucuns, applaudis par leurs collègues, ont décrit « un malaise ambiant » au micro. « Si on veut bien prendre en charge nos patients, il va falloir que l'on ait du monde car nous sommes épuisés. Des services nous appellent à l'aide, mais nous sommes trois le matin pour 24 patients, les toilettes, des fins de vie, des personnes troublées », a témoigné une aide-soignante de médecine gériatrique. « On nous propose de fermer le relais senior pour déplacer l'infirmière vers de la coordination en médecine gériatrique et de déplacer une aide-soignante de l'hôpital de jour vers notre service. On déshabille Pierre pour habiller Paul ! », a complété une consoeur. « Normalement notre mission, c'est de désengorger les urgences. Un effort a été fait : on est passé de 26 lits à 24 lits pour nous permettre de faire des sorties le matin. C'est mieux, mais pas suffisant. On a pensé à un aide-soignant de transverse en appui », a signifié un agent de médecine post-urgences.

« C'est déprimant ! »

L'une de ses collègues des urgences a rapporté que « les trois quarts des matins, quand on arrive, les patients attendent un lit, dorment dans des secrétariats, des salles de bain... Les gens ont droit à mieux, nous aussi les personnels.

C'est déprimant de bosser comme ça » ! « Quand les patients ne montent pas dans les services faute de lits disponibles, on a les mêmes problématiques que vous : toilettes, petits-déjeuners, médicaments, tout en continuant d'accueillir. C'est la valse des brancards ou des fauteuils. On est épuisé », a relaté une autre professionnelle. Du côté du secteur social, « on mesure bien les difficultés rencontrées par les collègues dans les services. Ce qu'on voit aussi c'est que les délais de séjour se raccourcissent, on nous demande de faire sortir les patients pour trouver des lits, avec des effectifs en baisse », a soutenu une femme. Au bloc opératoire, une collègue a certifié que « le passage à la journée de 12 heures, depuis plus de six mois, ne permet pas de travailler correctement, d'autant qu'on nous a enlevé cinq postes d'aides-soignants ».

« Des embauches »

« Si on ne fait rien, les conditions difficiles vont continuer à se dégrader. Nous demandons que les supposées économies tirées de l'ambulatoire (en développement) soient réinjectées dans des embauches pour remédier à la fatigue physique et morale du personnel », a émis Karine Goanec, secrétaire générale de la CGT de l'hôpital. Quant à Jean-Paul Sénéchal, responsable de Sud Santé, il a rappelé que « le gouvernement veut faire 4,5 milliards d'économie en 2017 sur le budget de la Sécurité sociale, dont 1,7 milliard dans les hôpitaux publics ». « En même temps, il veut relever nos salaires bloqués depuis 2010, mais les augmentations ne sont pas budgétées. On va être obligé d'augmenter encore nos activités, avec des actes pourtant moins rémunérés, pour augmenter le budget général et financer nos augmentations de salaire », s'est-il étonné.

 

Quimper. Des actions syndicales en vue à l'hôpital / Ouest-France

Les syndicats Sud et CGT du centre hospitalier de Quimper envisagent un débrayage dans les prochaines semaines. Une assemblée générale, ce jeudi, a été suivie par 80 agents.

« Il nous faut des bras en plus ! » 

Cri du coeur d'un agent de l'hôpital de Quimper (Finistère) lors d'une assemblée générale du personnel, ce jeudi après-midi.

Sud et CGT sont à l'origine de cette mobilisation. La réunion a été suivie par 80 agents environ. 

Lors des prises de parole, plusieurs services ont exprimé leur fatigue face à une situation jugée de plus en plus difficile.

Le principe d'un débrayage a été voté. Il devrait avoir lieu avant une journée nationale d'action dans les hôpitaux, journée prévue le 7 mars.

 

 

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