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Quimper. Chic. Débrayage très suivi dans quatre services

Le Télégramme / 24 février 2017 / Thierry Charpentier
 

Les personnels de quatre services se sont mobilisés, hier après-midi. Manque de lit, de postes... Ils reprochent à la direction « d'être à côté de la plaque ».

La majeure partie des personnels de médecine post-Urgences (MPU), de médecine gériatrique, des Urgences et du bloc opératoire ont débrayé une heure, hier après-midi, dans le hall du centre hospitalier de Cornouaille. À l'appel de Sud Santé, ils protestent contre leurs conditions de travail « de plus en plus tendues ». Le mouvement sera reconduit jeudi prochain, cette fois devant le bâtiment administratif.

« Trop, c'est trop ! »

« Bravo la direction ! » Sarcasmes et applaudissements ironiques ont ponctué la fin du rassemblement. Cet humour au second degré ne fait pas redescendre la colère qui gronde dans les quatre services sus-nommés de l'hôpital. Elle était apparue lors de l'assemblée générale du 16 février. « Trop c'est trop ! Ce n'est plus supportable de voir des brancards dans les couloirs des Urgences faute de lits de dégagement. Non, il ne faut plus fermer de lits pendant les congés scolaires pour faire des économies. Non, il ne faut pas déprogrammer les interventions chirurgicales en cas de pic d'activité », peut-on lire sur le tract distribué par Sud Santé.

« La pression est très forte »

Les prises de parole ont été du même tonneau. Tous reprochent à la direction de « tout le temps mettre un emplâtre sur une jambe de bois quand il y a un problème ». Une aide-soignante prend la parole : « On s'est battu pour avoir un poste supplémentaire. Nous l'avons obtenu, mais la personne est trois heures dans le service ! Et dès qu'il y a un arrêt de travail, c'est elle qui supplée ! C'est commode, comme ça la direction n'a besoin de rappeler personne ! » Même doléance de la part d'un soignant de médecine post-urgences (MPU) : « Nous, on demande une aide-soignante supplémentaire pour nous aider le midi et en fin de journée. Et tout ce que la direction a trouvé à nous donner, c'est un agent qui fera le ménage dans tout l'hôpital ! C'est à côté de la plaque. Les patients en MPU sont des profils assez lourds. Quand il faut les accueillir le matin alors qu'on est encore dans les repas et les toilettes, c'est ingérable. La chambre est prête, mais c'est tout ! Tout le monde se retrouve dans l'incapacité de faire du bon travail ». Une soignante du service gériatrique abonde : « Idem pour nous. Nous ne sommes que trois soignants pour 24 patients, dont 22 sont alités. La pression est très forte ». Les grévistes ont voté à l'unanimité la reconduction du débrayage pour jeudi prochain, cette fois devant le bâtiment de la direction, dont Sud s'étonne du silence. « On espère qu'ils seront là jeudi pour ouvrir les discussions afin d'éviter la grève ».

 

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