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Santé et action sociale : usagers et salariés mobilisés, et ça va continuer!

Salariés de la santé et de l'action sociale, dans leur diversité, et usagers ont été au cœur des mobilisations du 7 mars, auxquelles s'étaient joints aussi des agents d'autres services publics.

35000 manifestants à Paris, plus de 50 manifestations en France à l'appel de l'intersyndicale CGT-SUD-FO.

Comme à Brest où 500 à 600 personnes s'étaient rassemblées place de la Liberté, devant la mairie : personnels hospitaliers en tenue de travail de Brest, certains ayant défilé sous la pluie depuis la Cavale Blanche, Carhaix, Morlaix, Quimper-Concarneau, Douarnenez ; mais aussi personnels des EHPAD, du secteur associatif, du privé.

Les banderoles annonçaient « soins intensifs cardio en souffrance », « santé malmenée, hôpital en danger, des moyens pour mieux soigner », réclamaient « des moyens pour la santé et le social et de bonnes conditions de travail pour les personnels ».

Étaient là aussi la banderole de la coordination nationale des hôpitaux et maternités de proximité, celle du syndicat des orthophonistes.

Les interventions se succédèrent, celle de Marceleine Séverac secrétaire générale du syndicat CGT de la santé et de l'action sociale du Finistère, puis celles des autres syndicats, d'Yves Jardin, pour la coordination nationale, des représentants des diférents sites hospitaliers.

À la manifestation départementale de l'intersyndicale CGT-SUD-FO le matin à Brest s'ajouta l'après-midi un autre rassemblement à Quimper auquel participèrent 300 personnes, dont beaucoup de salariés du social et du médicosocial, à l'appel d'un côté de la CFDT, de l'autre de SUD et FO.

Cette journée de mobilisation, venant après celle du 8 novembre, et de nombreux mouvements dans tout le département, ne marquait pas le signal de fin.

Parce que les problèmes sont toujours là, que les souffrances sont grandes pour les personnels en « burn out » (selon une récente enquête 80 % des agents du CHRU de Brest se déclarent en souffrance au travail) ; que les conditions d'accès aux soins se dégradent pour les usagers (attente aux urgences, éloignement des services hospitaliers, délais de prise de rendez-vous, démographie médicale en chute libre, poids des « reste à charge » …) ; que la mise en place des groupements hospitaliers de territoire et l'annonce de déficits budgétaires dans les hôpitaux font craindre de nouvelles fermetures de lits et de services, notamment de maternités ; que l'imposition de la tarification à l'activité aux établissements de soins de suite et de réadaptation risque de les contraindre à la fermeture ; que la prise en compte de la perte d'autonomie, pour les personnes âgées ou en situation de handicap, est très loin de ce qu'il faudrait...

Les mouvements du 8 novembre et du 7 mars ne resteront pas sans lendemain.

Les syndicats de l'hôpital de Morlaix ont déjà annoncé un nouveau débrayage pour mardi prochain dont ils donnent la raison :

«  Les mois à venir vont être particulièrement durs pour les agents du CHPM. Ils ont à subir des reculs sans précédent sur leurs droits, leurs acquis, leur statut : précarisation de l’emploi, réduction des effectifs, risque d’externalisation des services, explosion des heures supplémentaires, réorganisation des cycles de travail, non-reconnaissance des qualifications, non-reconnaissance voire suppression de la reconnaissance de la pénibilité surtout la nuit, dégradation sans précédent des conditions de travail ».

Les programmes des candidats de droite et d'extrême-droite, Macron, Fillon, Le Pen, font peser de graves menaces sur la santé et la protection sociale, déjà bien mises à mal par les gouvernements précédents notamment ceux de Sarkozy et de Hollande.

À l'opposé, les communistes proposent dans leur programme « La France en commun » :

  • l'abrogation des lois Bachelot et Touraine.

  • La suppression du numérus clausus et des quotas de formation.

  • Un moratoire sur les fermetures et démantèlements d’hôpitaux, une réforme du financement avec suppression de la tarification à l’activité, de la taxe sur les salaires, de la TVA...

  • le développement de centres de santé de proximité.

  • La création d’un pôle public du médicament.

  • l'élaboration d’une loi-cadre de refondation d’une psychiatrie humaine.

  • l'adoption d’une nouvelle loi-cadre sur le handicap qui prenne en charge la mise en accessibilité du bâti, l’accompagnement et l’accueil à l’école publique, l’intégration professionnelle et qui prévoie un revenu de remplacement équivalent au SMIC revalorisé pour les personnes qui seraient dans l’incapacité de travailler.

  • La création d’un service public de l’autonomie pour les personnes âgées conçu et organisé à partir des services publics et sociaux existants.

Ces mesures vont de pair avec un plan de défense et de développement de la sécurité sociale qui inclut notamment la prise en charge à 100 % de tous les soins prescrits en commençant immédiatement par 80 % pour tous et 100 % pour les jeunes de moins de 25 ans et les étudiants, une réforme de son financement avec des cotisations sociales patronales modulées selon les efforts des entreprises pour l'emploi, la qualification, les salaires, et l'extension des prélèvements sociaux à tous les revenus financiers.

Tout cela s'inscrit évidemment dans une politique en rupture avec l'austérité et la soumission aux diktats des marchés, et suppose que l'on se donne les moyens de reprendre le pouvoir sur la finance en France et en Europe.

Pour l'Humain d'abord !

 

Quelques photos du rassemblement du 7 mars à Brest :



 

 

 

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