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BNP contre faucheurs de chaises : deuxième round / l'Humanité

Marie-Noëlle Bertrand / 10 Avril 2017 / Humanite.fr

 

Poursuivi par le 5ème groupe bancaire international pour vol de chaises en réunion, Florent Compain, président des Amis de la Terre, passe en procès ce mardi 11 avril. BNP-Paribas également, mise sur le banc des accusés par la société civile.

« Bonjour. Client de la BNP Paribas, nous souhaitons vous adresser notre soutien et vous dire que nous allons profiter de cette journée du 11 avril pour demander la clôture de tous les comptes et livrets que nous et nos enfants y détenons. Nous allons changer de banque. » Voilà, dans les grandes lignes, le contenu d’un courriel reçu par l’ONG les Amis de la Terre à la veille du procès de Florent Compain, son président. Celui-ci doit avoir lieu ce mardi 11 avril au matin, à Bar-Le-Duc, en Loraine.

Engagé dans la bataille contre l’évasion fiscale, le militant est poursuivit par le 5ème groupe bancaire international pour vol de chaises en réunion. La chose a eu lieu en novembre 2015, à Nancy, lors d’une action symbolique non violente, de celles que le collectif des Faucheurs de chaises avait décidé de mener en amont de la COP21. L’idée était d’aller chiper des chaises dans les agences de diverses banques, afin de dénoncer l’envol, vers les paradis fiscaux, de fonds publics nécessaires à la lutte  contre le réchauffement climatique.

Leur slogan était simple : « Rendez l’argent, et nous rendrons les chaises. » Les faucheurs, d’ailleurs, avaient fait preuve de leur bonne volonté, en les remettant toutes (près de 200 au total) à la justice, à l’occasion de l’ouverture du procès de Jérôme Cahuzac.

BNP-Paribas, toutefois, n’avait pas digéré la farce. De toutes les banques visées par les actions, ce sera la seule à déposer des plaintes. Le procès de Florent Compain n’est pas le premier du genre : le 9 janvier, déjà, s’est tenu, à Dax, celui de Jon Palais, lui aussi militant pour la justice climatique, poursuivi par la même banque et pour les mêmes motifs. La journée avait été l’occasion, pour les faucheurs de chaises, de faire monter la pression contre l’évasion fiscale. L’écho médiatique avait été retentissant, et 2000 personnes avaient manifesté dans les rues de la ville.

Soutenus, aujourd’hui, par près de 150 ONG internationales, ils comptent bien remettre cela à l’occasion du procès de Bar-le-Duc, en ciblant, cette fois, spécifiquement BNP-Paribas. Au-delà de la seule évasion fiscale, la banque se fait attaquer dans de nombreux dossiers portés par les organisations syndicales et environnementales (à lire dans notre édition papier du 11 avril).

Echaudée par le verdict de Dax, BNP-Paribas a d’ailleurs choisi de fuir au maximum la médiatisation. Lors du procès de Jon Palais, déjà, les avocats de la banque ne s’étaient pas présentés à la barre, ce qui lui avait valu un sermon de la magistrate qui dirigeait l’affaire. Défendu par Eva et Caroline Joly, avocates spécialisées dans la lutte contre l’évasion fiscale, le militant avait quant à lui été relaxé. Cette fois, BNP a décidé, il y a quelques jours, de ne plus se porter partie civile dans l’affaire. « Techniquement, il ne nous était pas possible de retirer notre plainte…», soulignent les services du groupe, qui estiment en substance que c’est comme si.

Sauf que le processus est lancé, et que Florent Compain n’a plus d’autres choix que de se présenter devant les juges. « Je ne le prends pas à la légère », note –t-il. « C’est l’ensemble de la société civile qui sera derrière moi. Cela me donne de la  force, mais  aussi une responsabilité. »

Il ne sera, quoiqu’il en soit, pas seul à la barre. A l’extérieur, BNP-Paribas sera elle aussi sur le banc des accusés, celui dressé par la société civile. Les organisations prévoient de faire son procès géant, en public, dès 8h30 du matin devant le tribunal de Bar-le-Duc. Elles appellent également à un rassemblement à Paris, cette fois à partir de 12h30, durant lequel elles rendront leur verdict. Il sera prononcé sous les fenêtres de BNP-Paribas, 16 boulevard des Italiens.

http://www.amisdelaterre.org/Mobilisation-du-11-avril-le-programme.html

 

 

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La BNP, encore et toujours !

La BNP aurait selon les informations parues dans la presse porté plainte au sujet des tags « évasion fiscale » tracés sur sa vitrine lors du rassemblement à l’initiative du collectif services publics de Quimper-Cornouaille le samedi 1er avril.

Rassemblement qui s’inscrivait dans la semaine mondiale contre l’évasion fiscale avec comme thème  « évasion fiscale = spoliation des services publics ».

Une enquête a été ouverte.

La section du PCF du pays de Quimper, membre du collectif et partie prenante de cette initiative, renouvelle tout son soutien et sa solidarité aux personnes qui pourraient être mises en cause dans le cadre de cette action collective.

Pour mémoire, l’association Oxfam-France a rendu public un tableau dans lequel la BNP apparaît comme la banque française qui réalise en volume les bénéfices les plus importants dans les paradis fiscaux :

http://quimper.pcf.fr/97518

Il n’est pas certain que la multiplication d’épisodes judiciaires de ce type soit la meilleure communication pour la BNP car les consommateurs sont aussi des citoyens.

Elle semble d'ailleurs en prendre conscience et fait profil bas dans le procès en cours évoqué par l'Huma...

Le PCF dans son programme « La France en commun » demande la nationalisation de BNP-Paribas et de la Société Générale (rappelez-vous, l’affaire dite Kerviel) au sein d’un pôle public bancaire.

Cette mesure s’inscrit dans un plan qui vise à prendre le pouvoir sur la finance et à réorienter l’utilisation de l’argent pour « une économie qui profite à tous, pas seulement à une minorité » ( cf l’affiche d’Oxfam)

Y.R.

 

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